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· 2 min de lecture

L'impulsion, pas la dépendance.

Deux ans d'entreprise, une usine à chocolat fictive, et la seule chose qui ne se périme pas dans la formation à l'IA.

Illustration au trait : une personne prend son élan sur un ponton vers un voilier à la voile terracotta.

Ça fait maintenant un peu plus de deux ans que j’ai lancé mon entreprise, finalement un peu par hasard.

Au début un jeu, qui parfois avec un peu de recul me fait sentir un peu ridicule, « L’usine à chocolat ».

À l’époque j’apprenais en même temps que je transmettais : dix exercices montés sur un espace Notion, autour de Zapier (autant vous dire l’ancien monde !!), où les participants apprenaient en dix étapes à transformer une usine de chocolat rachetée par mon Pascal Picard fictif en multinationale archi-automatisée.

Et pourtant, ça marchait, l’effet wahou était là ! Pas un apprenant qui ne dise au bout de deux exercices « c’est la révolution ce truc ».

Et finalement, deux ans plus tard, qu’en reste-t-il ?

Quasiment plus rien. Le monde de l’automatisation et de l’IA est allé tellement vite qu’à présent un agent Claude vous règle le problème de Pascal Picard en deux prompts maximum, et vous propose au passage de vous déployer une webapp sur votre téléphone pour que vous puissiez mater vos tokens chocolatés grimpés en flèche et siroter votre Malibu coco en faisant croire à Pascal que vous bossez comme un acharné.

Mais finalement je continue d’accompagner et de former des entreprises sur ces sujets d’intelligence artificielle et d’automatisation en m’attachant à ne leur donner qu’une seule et même clé : l’impulsion.

Impulser leur premier essai sur un LLM pour leur montrer qu’une configuration peut tout changer.

Impulser un nouveau connecteur et voir qu’on peut faire en 5 minutes ce qu’on mettait 2 heures à faire il y a 3 mois.

Impulser un nouveau skill qui va leur permettre d’automatiser une tâche du quotidien sans presque aucun effort.

On entend souvent l’adage, c’est pas la destination qui compte c’est le voyage.

Finalement, je dirais que dans le milieu de la formation, ce n’est pas la compétence qui compte mais l’impulsion.

Ce que j’enseigne aujourd’hui sera périmé dans un an.

L’impulsion, elle, ne se périme pas : c’est le déclic qui permet de découvrir quelque chose de nouveau et de se donner les clés de sa compréhension pour éviter de rater le voyage, quelle que soit finalement la destination.

Ce n'est pas la compétence qui compte, mais l'impulsion.